endométriose troubles urinaires

Lorsque les lésions d’endométriose atteignent la vessie et le canal qui amène les urines du rein jusqu’à la vessie (l’uretère), les manifestations urinaires de la pathologie se signalent. Dans un tel cas, ces lésions peuvent aussi toucher les nerfs de la vessie, c’est-à-dire le plexus hypogastrique. D’ailleurs le plus souvent, c’est l’atteinte de la vessie qui est constatée dans la plupart des cas d’endométriose urétérale. Cela entraine divers troubles urinaires.

 

Symptômes

Quand l’endométriose urétérale atteint une patiente, cette dernière présente des symptômes urinaires. On peut citer les douleurs à la miction, les douleurs lorsque la vessie se remplit, des brûlures urinaires, une sensation de cystites récidivantes et une envie fréquente d’uriner. Mais ces signes sont souvent au second plan, car d’autres symptômes plus douloureux se manifestent. Il est ainsi nécessaire de les rechercher systématiquement. La patiente doit faire un auto-questionnement sur ces symptômes

De façon classique, la manifestation endométriose urétérale est la sensation douloureuse lors de la miction ou du remplissage vésical. On la ressent plus en période de règles. Il y a aussi la « cystite » à répétition qu’on remarque en période de règles. Elle impose des examens bactériologiques urinaires et provoque de fortes envies d’uriner, surtout pendant les règles.

Notez que ces différents symptômes de l’endométriose urétérale peuvent également se rencontrer chez les patientes qui n’ont pas d’atteinte de la vessie. Ces dernières souffrent plutôt d’une atteinte du compartiment postérieur du petit bassin. Souvent, il s’agit particulièrement de l’atteinte des ligaments utéro-sacrés. En fait, dans ces ligaments cheminent les nerfs de la vessie. Et c’est l’irritation de ces nerfs qui font apparaitre les symptômes de l’endométriose urétérale.

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La patiente peut remarquer la présence de sang dans les urines pendant les règles, même si cette situation est plus rare. D’autres symptômes apparaissent, tels que les crampes vésicales, les besoins urgents et les fausses envies d’uriner.

 

Comment savoir que l’endométriose a atteint l’uretère ?

La réalisation d’un bilan de l’endométriose est indispensable pour voir si la maladie n’a pas atteint l’uretère. Ce bilan est nécessaire quand il y a un nodule du compartiment postérieur, car cette autre atteinte, combinée à celle de l’uretère, est grave et peut mettre en jeu le pronostic fonctionnel du rein.

Souvent, l’endométriose urétérale se manifeste par des crises de coliques néphrétiques et des douleurs lombaires durant les règles. Mais l’atteinte de l’uretère peut être asymptomatique, car étant très progressive. Elle est liée à l’engainement progressif de l’uretère par la lésion d’endométriose et la fibrose. L’uretère et ensuite le rein situé en amont de la lésion d’endométriose vont connaitre une dilatation progressive du fait des difficultés d’écoulement des urines. Si rien n’est fait, cette situation peut aboutir à la mort fonctionnelle définitive du rein. La malade de l’endométriose doit bénéficier d’une évaluation du fonctionnement rénal en se soumettant à une échographie rénale ou une IRM. En outre, il est bon que le bilan initial de la pathologie soit réalisé par un radiologue référent en endométriose dans le but de bien identifier les régions anatomiques à risque. À surveiller notamment les ligaments utéro-sacrés et les lésions rectovaginales.

 

Traitement chirurgical et risques encourus

C’est par la chirurgie que les lésions de l’endométriose urétérale sont traitées. Le traitement médical est suspensif. L’intervention chirurgicale vise à effectuer une exérèse complète des lésions endométriosiques. Le traitement de l’atteinte urétérale est également possible par urétérolyse et, au besoin, par urétérectomie segmentaire.

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Le hic est que la chirurgie des lésions d’endométriose expose à des complications et laisse des séquelles urinaires qui surviennent dans environ 10 % des cas. Heureusement qu’elles guérissent le plus souvent après un traitement adapté. Les complications et séquelles de la chirurgie sont liées aux rapports étroits entre les lésions d’endométriose et les organes du petit bassin, à savoir la vessie, l’uretère et les nerfs de la vessie.

Il est important d’indiquer que l’ablation des nodules de la vessie engendre rarement des problèmes, car la vessie est un organe qui cicatrise bien. Toutefois, un sondage vésical suffisamment prolongé doit être effectué. Après l’ablation d’une lésion de la vessie, une sonde urinaire est mise en place le temps de la cicatrisation. La durée de présence de cette sonde est de 7 à 10 jours en moyenne. Il faut éviter de faire un drainage trop bref notamment sur une suture non parfaitement étanche, car cela expose au risque de fistule vésicale.

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